
Voici ce qu’il faut savoir ce vendredi 6 novembre :
Le dollar américain (USD) se renforce face aux autres devises en ce début de séance vendredi. L’indice du dollar se rapproche de 102,00 après avoir clôturé en légère hausse jeudi. Le calendrier économique européen comprendra les ventes au détail de septembre. Plus tard dans la journée, le rapport sur l’emploi américain d’octobre, qui inclura les créations d’emplois non agricoles, la progression des salaires et le taux de chômage, pourrait accentuer la volatilité des marchés.

Le tableau ci-dessous présente la variation en pourcentage du dollar américain (USD) face aux principales devises aujourd’hui. C’est face au dollar australien que le dollar américain a enregistré sa plus forte hausse.
| USD | EUR | GBP | JPY | CAD | AUD | NZD | CHF | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| USD | 0,36 % | 0,34 % | 0,06 % | 0,34 % | 0,82 % | 0,69 % | 0,13 % | |
| EUR | -0,36 % | -0,03 % | -0,30 % | -0,02 % | 0,45 % | 0,32 % | -0,23 % | |
| GBP | -0,34 % | 0,03 % | -0,25 % | 0,01 % | 0,48 % | 0,35 % | -0,21 % | |
| JPY | -0,06 % | 0,30 % | 0,25 % | 0,30 % | 0,77 % | 0,63 % | 0,07 % | |
| CAD | -0,34 % | 0,02 % | -0,01 % | -0,30 % | 0,47 % | 0,33 % | -0,22 % | |
| AUD | -0,82 % | -0,45 % | -0,48 % | -0,77 % | -0,47 % | -0,13 % | -0,69 % | |
| NZD | -0,69 % | -0,32 % | -0,35 % | -0,63 % | -0,33 % | 0,13 % | -0,54 % | |
| CHF | -0,13 % | 0,23 % | 0,21 % | -0,07 % | 0,22 % | 0,69 % | 0,54 % |
La carte thermique présente les variations en pourcentage des principales devises les unes par rapport aux autres. La devise de base se sélectionne dans la colonne de gauche, tandis que la devise de cotation se sélectionne sur la ligne du haut. Par exemple, si vous choisissez le dollar américain dans la colonne de gauche et suivez la ligne horizontale jusqu’au yen japonais, la variation en pourcentage affichée dans la case correspondra à USD (devise de base)/JPY (devise de cotation).
Le dollar américain a subi une forte pression vendeuse mercredi, alors que les cours du pétrole brut plongeaient après la défaite des républicains aux élections américaines de mi-mandat. Jeudi, le retour des flux vers les valeurs refuges a permis au dollar de résister face aux autres devises. Le Nasdaq Composite a perdu plus de 6 % sur la séance, tandis que le Dow Jones Industrial Average et le S&P 500 ont reculé de 3,4 % et 4,4 %, respectivement. En ce début de séance vendredi, les contrats à terme sur les indices boursiers américains évoluent en ordre dispersé, tandis que les cours du pétrole progressent légèrement après leur net rebond de jeudi.
S’exprimant devant les journalistes à la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump a déclaré que l’Iran n’entreprenait rien concernant son programme nucléaire sans l’approbation des États-Unis. « Nous allons maintenant prendre une décision [sur l’Iran]. Voulons-nous aller plus loin… et le certifier… pour que cela ne se reproduise jamais ? Je préférerais ne pas détruire le reste du pays si possible, mais je devrai peut-être le faire. Vous le saurez bien assez tôt », a-t-il ajouté.
Les marchés s’attendent à ce que le taux de chômage aux États-Unis reste inchangé à 4,2 % en octobre et tablent sur 65 000 créations d’emplois non agricoles, après la hausse de 29 000 enregistrée en septembre.
Les analystes de Commerzbank avertissent que « quiconque espère une séance de marché calme vendredi après cette semaine mouvementée risque d’être déçu », alors que les derniers chiffres de l’emploi américain sont attendus et devraient dominer l’actualité. Ils décrivent cette publication comme « l’une des données économiques les plus importantes », car elle « donne généralement une indication sur la future politique monétaire de la Fed ».
Selon la banque, « la question clé est de savoir ce que cela implique pour la future politique monétaire de la Fed ». À leur avis, « si le marché du travail reste aussi robuste qu’il l’a été jusqu’à présent cette année, les responsables de la politique monétaire devraient continuer de se concentrer sur les chiffres de l’inflation attendus la semaine prochaine ». Cela laisse entendre qu’un marché de l’emploi toujours solide maintiendrait les prochaines données sur les prix au cœur des délibérations de la Fed.
L’or a atteint jeudi un nouveau sommet de deux semaines proche de 4 150 $, avant d’effacer une grande partie de ses gains et de clôturer sous 4 100 $. Le métal précieux reste sous pression en ce début de séance vendredi et s’échange sous 4 050 $, en baisse de plus de 1 % sur la journée.
La Banque d’Angleterre (BoE) a annoncé avoir relevé son taux directeur de 25 points de base (pb), à 4 %, à l’issue de sa réunion de politique monétaire de novembre. Lors de la conférence de presse, le gouverneur de la BoE, Andrew Bailey, a déclaré qu’en l’absence de progrès vers une résolution du conflit au Moyen-Orient, une nouvelle hausse du taux directeur pourrait se justifier. GBP/USD reste sous pression baissière vendredi après avoir enregistré de légères pertes jeudi et s’échange autour de 1,3400, en recul d’environ 0,35 % sur la journée.
Après avoir mis fin jeudi à une série de trois séances de hausse, EUR/USD poursuit son repli et s’échange sous 1,1200 dans la matinée européenne de vendredi.
USD/JPY se maintient et évolue dans une fourchette étroite, légèrement sous 158,00, après avoir perdu environ 0,5 % jeudi.
USD/CAD conserve sa dynamique haussière après avoir gagné environ 0,3 % jeudi et s’échange au-dessus de 1,4050 dans la matinée européenne. Statistique Canada publiera les données du marché du travail d’octobre plus tard dans la journée. Les investisseurs s’attendent à ce que le taux de chômage reste stable à 6,5 % et à une variation nette de l’emploi de 13 600, après le chiffre décevant de -68 300 publié pour septembre.
Les créations d’emplois non agricoles (Nonfarm Payrolls, NFP) font partie du rapport mensuel sur l’emploi du Bureau américain des statistiques du travail. Cette composante mesure précisément la variation du nombre de personnes employées aux États-Unis au cours du mois précédent, hors secteur agricole.
Les chiffres des créations d’emplois non agricoles peuvent influencer les décisions de la Réserve fédérale, car ils permettent d’évaluer dans quelle mesure la Fed remplit son mandat de plein emploi et d’inflation à 2 %. Un chiffre NFP relativement élevé signifie qu’un plus grand nombre de personnes occupent un emploi, gagnent davantage d’argent et, par conséquent, dépensent probablement plus. À l’inverse, un chiffre relativement faible pourrait indiquer que la population éprouve des difficultés à trouver du travail. La Fed relève généralement les taux d’intérêt pour lutter contre une inflation élevée alimentée par un chômage faible, et les abaisse pour stimuler un marché du travail atone.
Les créations d’emplois non agricoles présentent généralement une corrélation positive avec le dollar américain. Ainsi, lorsque les chiffres dépassent les attentes, le dollar tend à progresser, et inversement lorsqu’ils sont inférieurs aux prévisions. Les NFP influencent le dollar américain par leur incidence sur l’inflation, les anticipations de politique monétaire et les taux d’intérêt. Un chiffre NFP plus élevé implique généralement une politique monétaire plus restrictive de la Réserve fédérale, ce qui soutient le dollar.
Les créations d’emplois non agricoles présentent généralement une corrélation négative avec le cours de l’or. Ainsi, un chiffre supérieur aux attentes exerce une pression à la baisse sur le prix de l’or, et inversement. Un chiffre NFP plus élevé a généralement un effet positif sur la valeur du dollar américain. Or, comme la plupart des grandes matières premières, l’or est coté en dollars américains. Si le dollar s’apprécie, il faut donc moins de dollars pour acheter une once d’or. Par ailleurs, des taux d’intérêt plus élevés, généralement favorisés par des chiffres NFP plus solides, réduisent également l’attrait de l’or comme placement par rapport à la détention de liquidités, qui rapportent au moins des intérêts.
Les créations d’emplois non agricoles ne sont qu’une composante d’un rapport sur l’emploi plus large et peuvent être éclipsées par les autres indicateurs. Il arrive que les NFP dépassent les prévisions, mais que la rémunération hebdomadaire moyenne soit inférieure aux attentes. Dans ce cas, le marché a parfois ignoré l’effet potentiellement inflationniste du chiffre principal et interprété la baisse des rémunérations comme déflationniste. Le taux d’activité et la durée hebdomadaire moyenne du travail peuvent également influencer la réaction du marché, mais uniquement lors d’événements rares tels que la « Grande Démission » ou la crise financière mondiale.