
Le cours de l’argent consolide près de 50,00 $, en hausse de seulement 0,19 %, tandis que le billet vert progresse fortement sur fond de solides données américaines. La succession de « dojis » indique que ni les acheteurs ni les vendeurs ne prennent le contrôle.

La configuration technique de l’argent reste orientée à la baisse, les acheteurs se heurtant à une résistance clé au seuil de 55,00 $. La dynamique demeure baissière, comme l’indique l’indice de force relative (RSI), qui s’est stabilisé, laissant entrevoir une poursuite de l’évolution latérale des cours.
Si XAG/USD passe sous le plus bas de jeudi à 48,96 $, cela pourrait ouvrir la voie à un repli vers le plus bas du 3 novembre à 48,62 $. Une rupture de ce dernier niveau exposerait le creux du 28 octobre 2025 à 45,56 $, avant un test du seuil psychologique de 45,00 $.
À l’inverse, pour qu’un retournement haussier de l’argent se dessine, les investisseurs devront franchir le seuil de 55,00 $. La prochaine zone à viser serait ensuite celle des 60,00 $, où se situe la moyenne mobile simple (SMA) à 50 jours. Une fois cette zone de résistance clé franchie, les prochains objectifs seraient la SMA à 100 jours à 60,73 $, puis le seuil de 65,00 $.

L’argent est un métal précieux très négocié par les investisseurs. Il a historiquement servi de réserve de valeur et de moyen d’échange. Bien que moins prisé que l’or, il peut attirer les traders souhaitant diversifier leur portefeuille d’investissement, profiter de sa valeur intrinsèque ou bénéficier d’une couverture potentielle en période de forte inflation. Les investisseurs peuvent acheter de l’argent physique, sous forme de pièces ou de lingots, ou le négocier par l’intermédiaire de produits tels que les fonds négociés en bourse (ETF), qui répliquent son cours sur les marchés internationaux.
Le cours de l’argent peut évoluer sous l’effet de nombreux facteurs. L’instabilité géopolitique ou les craintes d’une profonde récession peuvent le faire grimper en raison de son statut de valeur refuge, bien que dans une moindre mesure que l’or. En tant qu’actif ne générant aucun rendement, l’argent tend à s’apprécier lorsque les taux d’intérêt baissent. Son évolution dépend également de celle du dollar américain (USD), puisqu’il est coté en dollars (XAG/USD). Un dollar fort tend à freiner le cours de l’argent, tandis qu’un dollar plus faible est susceptible de le faire monter. D’autres facteurs, tels que la demande d’investissement, l’offre minière – l’argent étant bien plus abondant que l’or – et les taux de recyclage, peuvent également influer sur les cours.
L’argent est largement utilisé dans l’industrie, notamment dans des secteurs comme l’électronique et l’énergie solaire, car il possède l’une des conductivités électriques les plus élevées de tous les métaux, supérieure à celles du cuivre et de l’or. Une forte hausse de la demande peut faire monter les cours, tandis qu’un recul tend à les faire baisser. La dynamique des économies américaine, chinoise et indienne peut également contribuer aux fluctuations des cours : aux États-Unis et surtout en Chine, les vastes secteurs industriels utilisent l’argent dans divers procédés ; en Inde, la demande des consommateurs pour ce métal précieux destiné à la joaillerie joue également un rôle clé dans la formation des prix.
Le cours de l’argent tend à suivre les mouvements de l’or. Lorsque le cours de l’or augmente, l’argent lui emboîte généralement le pas, les deux métaux bénéficiant d’un statut similaire de valeur refuge. Le ratio or/argent, qui indique le nombre d’onces d’argent nécessaires pour égaler la valeur d’une once d’or, peut aider à évaluer la valorisation relative des deux métaux. Certains investisseurs peuvent considérer un ratio élevé comme le signe que l’argent est sous-évalué ou que l’or est surévalué. À l’inverse, un ratio faible pourrait suggérer que l’or est sous-évalué par rapport à l’argent.