L’euro fait du surplace, les élections de mi-mandat aux États-Unis et l’évolution des relations américano-iraniennes incitant les opérateurs à la prudence

  • L’EUR/USD reste stable, les traders surveillant les élections de mi-mandat aux États-Unis et l’évolution des relations entre Washington et Téhéran.
  • La volatilité des cours du pétrole maintient l’inflation et les anticipations de taux d’intérêt au centre de l’attention.
  • Les inquiétudes budgétaires en France accentuent les pressions sur l’euro, tandis que la BCE cherche un équilibre entre croissance et inflation.

L’EUR/USD évolue peu mardi, dans un climat de prudence sur les marchés, alors que les traders surveillent les élections de mi-mandat aux États-Unis. L’évolution des relations entre Washington et Téhéran reste également au centre de l’attention, laissant le dollar américain (USD) sans direction claire. Au moment de la rédaction, la paire s’échange autour de 1,1139, après avoir brièvement dépassé 1,1200 lundi.

TMGM Analysis: Financial Market News, Economic Calendar & Market Insights

Les cours du pétrole restent volatils, les traders réagissant au fil des informations. Le brut a subi des pressions à la suite d’informations non confirmées selon lesquelles Washington et Téhéran auraient fait des concessions concernant le programme nucléaire iranien et les fonds gelés, avant d’inverser la tendance. Plus tôt, les cours avaient progressé après que le Wall Street Journal (WSJ) avait fait état d’une frappe américaine sur l’île iranienne de Qeshm.

L’incertitude entourant les négociations maintient une prime de risque géopolitique dans les cours du pétrole, les traders mettant en balance les espoirs de progrès diplomatiques et le risque de nouvelles actions militaires. Le niveau élevé des coûts de l’énergie risque de prolonger l’inflation et renforce les anticipations selon lesquelles les banques centrales pourraient devoir maintenir une politique monétaire restrictive plus longtemps.

La Réserve fédérale (Fed) a relevé ses taux d’intérêt de 25 points de base (pb) en septembre avant de marquer une pause en octobre, réaffirmant son engagement à rétablir la stabilité des prix. Les traders intègrent une probabilité de 75 % d’une nouvelle hausse en décembre, selon l’outil CME FedWatch.

Ces perspectives de fermeté monétaire contribuent à limiter le repli du dollar américain. L’indice du dollar américain (DXY), qui mesure l’évolution du billet vert face à six grandes devises, oscille autour de 101,80.

Pour la zone euro, dépendante de l’énergie, la persistance de coûts énergétiques élevés alourdit la facture des importations et pèse sur la croissance, tout en créant des risques de hausse de l’inflation. Les inquiétudes budgétaires en France constituent un frein supplémentaire pour l’euro (EUR).

La Banque centrale européenne (BCE) a également maintenu ses taux inchangés en octobre, après les avoir relevés de 50 pb au total plus tôt cette année. Pour la zone euro, dépendante de l’énergie, la persistance de coûts énergétiques élevés alourdit la facture des importations et pèse sur la croissance, tout en créant des risques de hausse de l’inflation. Les inquiétudes budgétaires en France constituent un frein supplémentaire pour l’euro (EUR), assombrissant davantage les perspectives économiques et compliquant les décisions de politique monétaire de la BCE.